Publié en mai 2011

Mis à jour en décembre 2014

Constituer une équipe d'analyse multidisciplinaire

Il est recommandé que les analystes du risque disposent de la compétence nécessaire pour entreprendre la tâche qui leur est confiée. De nombreux systèmes sont trop complexes pour être analysés par une seule personne et dans ce cas, un groupe d’analystes est nécessaire pour effectuer le travail. Il est primordial que l’individu ou le groupe de travail soit familier avec les méthodes utilisées pour l’analyse de risque et dispose de connaissances approfondies du système ou ouvrage considéré. Le cas échéant, il est recommandé d’identifier et d’intégrer à l’analyse les connaissances spécialisées essentielles. Il est recommandé de spécifier et de noter le niveau de compétence du groupe de travail.

De manière générale, la plupart des outils d’analyse de risque sont destinés à être mis en œuvre dans le cadre de groupes de travail. Leur utilisation par une personne seule est possible, mais cela risque néanmoins d’en diminuer la pertinence étant donné que l’intérêt de ces outils réside en partie dans la confrontation d’avis et de remarques de personnes de sensibilités et d’expertises différentes. Cette richesse de points de vue permet un examen aussi exhaustif que possible des situations de dangers.

Les outils d’analyse de risque n’ayant d’autre but que celui de guider la réflexion menée au sein d’un groupe de travail, la véritable richesse d’une analyse de risque réside bel et bien dans les personnes réunies au sein de ce groupe. Au sein de l’équipe, il convient de distinguer les personnes assurant un rôle d’encadrement et d’orientation (chef d’étude, secrétaire…) des autres membres du groupe de travail.

Contribution technique

L’équipe doit être pluridisciplinaire. Pour cela, elle doit être composée de spécialistes ayant la connaissance et l’expérience des systèmes à analyser. Chacun d’eux, malgré des objectifs et des contraintes propres à son domaine d’expertise, doit avoir le souci commun de réaliser et d’exploiter un système ou ouvrage sûr.

À titre d’exemple, voici la composition habituelle des participants contribuant aux aspects techniques :

La composition du groupe de travail est souvent fonction de l’installation étudiée. À ce titre, certains projets nécessitent de faire appel à des gens ayant des expertises particulières. Néanmoins, il faut garder à l’esprit qu’une équipe ne doit pas comporter plus de six ou sept personnes pour être efficace.

Encadrement

Lors des sessions de travail au cours desquelles l’installation est examinée, un chef d’étude intervient à titre d’animateur et de garant de la méthode. Il est souhaitable que le chef d’étude soit accompagné d’une personne, chargée du rôle de scribe, pour assurer la prise de notes.

Le chef d’étude joue un rôle clé durant l’analyse. Il guide l’équipe à travers des questions systématiques durant les sessions. Il veille à faire participer tout le monde et à maintenir une ambiance sereine et une productivité maximale. Il doit avoir le souci permanent d’obtenir un consensus et éviter d’être trop directif.

Enfin, certains membres du groupe de travail craignent parfois que leurs compétences ou savoir-faire soient remis en cause lors des discussions. De ce fait, il est important que le chef d’étude n’hésite pas à souligner les aspects positifs déjà existants (choix d’équipements, mise en place de plans d’entretien, installations de dispositifs de sécurité...).

En pratique, les rôles de chef d’étude ou de scribe ne se limitent pas qu’à l’animation du groupe de travail. Grâce à leur connaissance des situations accidentelles (causes, conséquences…) et des moyens d’y faire face, ces personnes sont souvent à même de participer efficacement à la réflexion. Ainsi, ils peuvent apporter des éléments complémentaires au groupe de travail composé de personnes connaissant bien le système étudié, mais n’étant pas forcément familières avec l’analyse de situations accidentelles (phénomènes physiques, analyse des accidents passés…).

La tâche finale du chef d’étude et du secrétaire est de rédiger le compte rendu de la séance, et de résumer le travail réalisé par le groupe.