Publié en mai 2011

Mis à jour en décembre 2014

Critères pour sélectionner la méthode d'analyse la plus appropriée

Critères de sélection

De manière générale, une méthode appropriée a les caractéristiques suivantes :

Le choix des méthodes est justifié en tenant compte de leur pertinence et de leur convenance. En cas de doute quant à leur pertinence et convenance, il est recommandé d’utiliser d’autres méthodes et de comparer les résultats obtenus. Lorsqu’il s’agit d’intégrer les résultats de diverses études, il faut que les méthodologies et les données obtenues soient compatibles. Lorsque la décision d’effectuer une analyse de risque est prise et que les objectifs et le domaine d’application ont été définis, il est recommandé de choisir la ou les méthodes sur la base de facteurs applicables, présentés au tableau 1, tels que :

 

Tableau 1 - Considérations pour le choix du type d'analyse et de la profondeur de l'étude

 

Il existe un grand nombre d’outils dédiés à l’identification des dangers et des risques associés à un procédé ou une installation. Quelques-uns des outils les plus fréquemment rencontrés dans l’analyse de risque, à l’étape d’identification des dangers, sont présentés ici et discutés à la partie Présentation des principales méthodes d'identification des dangers et d'analyse des risques :

Méthodes d’analyse qualitative

Méthodes d’analyses quantitatives

Chacun de ces outils, pris individuellement ou avec d’autres, permet le plus souvent de répondre aux objectifs d’une analyse de risques portant sur un procédé ou une installation. Différentes informations concernant les principales méthodes d’identification des dangers et d’analyse des risques dans le domaine des risques d’accidents technologiques sont résumées au tableau 1.

En définitive, il n’y a pas de « bons » ou « mauvais » outils d’analyse de risques. Ces derniers ne sont que des outils guidant la réflexion. Il convient donc de retenir la ou les méthodes les mieux adaptées aux cas particuliers à traiter.

D’ailleurs, il apparaît que ces outils peuvent être complémentaires. En effet, une phase préliminaire d’analyse de risques menée grâce à une APR par exemple, permet d’identifier les parties d’une installation pour lesquelles l’utilisation de méthodes plus détaillées comme l’AMDEC ou l’HAZOP s’avère pertinente. De la même façon, la mise en œuvre d’une AMDEC est souvent particulièrement utile en vue de construire un arbre de panne.

Enfin, signalons que, pour des installations particulièrement simples, une démarche systématique d’identification des dangers et d’analyse des risques peut tout à fait convenir, même si elle n’est pas référencée de manière formelle dans la littérature. Pour ces systèmes simples, l’usage de listes de contrôle (check-lists) permet en général de répondre avec succès aux objectifs de l’analyse de risques.

 

Tableau 2 - Critères de choix pour les principales méthodes d’identification des dangers et d’analyse des risques