Publié en mai 2011

L’analyse et la planification financière

Le processus d’estimation des coûts doit tenir compte, sans en donner les détails, des facteurs suivants :

Il existe divers outils et techniques pour estimer les coûts. Le PMBOK® 2004 en énumère quelques-uns :

Estimation par analogie

L’estimation des coûts par analogie consiste à utiliser le coût réel de projets similaires antérieurs comme base d’estimation du coût du projet actuel.

Détermination du taux de coût des ressources

Afin de déterminer le coût des activités inscrites à l’échéancier, la personne qui calcule les taux de coût ou le groupe qui en prépare l’estimation doit connaître les coûts unitaires de chaque ressource (par exemple, le salaire horaire du personnel, le prix d’un matériau au mètre cube).

Estimation ascendante

La technique de l’estimation ascendante commence par l’évaluation du coût de chaque lot de travaux ou de chaque activité à partir de la plus petite tâche.

Estimation paramétrique

L’estimation paramétrique est une technique partant d’une relation statistique entre des données historiques et d’autres variables (par exemple, la superficie en construction, les lignes de code en développement logiciel, les heures de travail nécessaires) pour calculer le coût estimé d’une ressource ou d’une activité.

Logiciels de gestion de projet

Les logiciels de gestion de projet, comme les applications d’estimation des coûts, les tableurs et les outils de simulation et de statistique, sont largement utilisés pour faciliter le calcul des coûts.

Analyse des offres

Il existe d’autres méthodes d’estimation des coûts, dont l’analyse des offres des fournisseurs et celle du coût anticipé du projet.

Analyse de la réserve

Les estimateurs intègrent souvent des réserves, appelées aussi provisions pour aléas, dans le calcul du coût des activités.

Coût de la qualité

Le coût de la qualité permet aussi de préparer l’estimation du coût des activités.

 

Les flux monétaires du projet (cash flow)

Une fois les estimations mises au point, le gestionnaire de projet doit établir les flux monétaires du projet. Les flux d’ordre comptable font référence au budget de caisse et consistent à prévoir les entrées et les sorties de fonds au cours d’une période donnée ou durant tout le projet. Si la gestion du projet est détachée de celle de l’entreprise, ce budget permettra de délimiter les périodes excédentaires et celles qui nécessitent un financement externe à court terme – recours à une marge de crédit. Si le projet est intégré à l’entreprise, les budgets de caisse ne font qu’un. On pourra alors connaître ses conséquences sur les liquidités totales de l’organisation. Il faut donc déterminer le plus précisément possible les flux monétaires du projet.

Les coûts indirects du projet et le financement

En établissant les flux monétaires du projet, le gestionnaire doit considérer tous les coûts du projet, et pas uniquement les coûts directs des activités. Les coûts indirects peuvent avoir une grande incidence sur les flux monétaires. Chaque projet et chaque entreprise ont leur propre charte des coûts. Le gestionnaire doit s’assurer de bien comprendre les opérations financières de l’entreprise avant de mettre la dernière main aux coûts et au budget du projet. Il doit également avoir une bonne compréhension du financement afin d’en évaluer l’incidence sur les flux monétaires du projet.

Les différents types de contrats

Le type de contrat négocié aura aussi une influence sur le financement et les flux monétaires du projet. Les types de contrats en vigueur qui incluent le risque de chaque participant (client et entrepreneur) et donnent de multiples détails, sont illustrés par la figure 19 et le tableau 6. Si un mandataire court un plus grand risque, il aura tendance à le financer par des honoraires supérieurs qu’il imputera au client.

 

Figure 19 : Les risques par rapport aux types de contrats

 

Tableau 6 : La gestion des approvisionnements – divers types de contrats