Publié en mai 2011

Mis à jour en décembre 2014

La perception du risque est variée et évolutive

Séduisante d’un point de vue technocratique, la méthode d’évaluation du risque, décrite précédemment, est confrontée à la perception du citoyen. Celui-ci dispose généralement d’un nombre limité de données, en particulier lorsque le risque peut être fatal pour des gens. C’est pourquoi le discours probabiliste constitue un outil utile, quoique complexe à appliquer, dans la comparaison des perceptions du risque par les experts et les citoyens.

Intervient une seconde divergence : la notion de « qualité » du danger, définie par un ensemble de caractéristiques qui, à niveau de risques similaires, conduit le citoyen à considérer certains risques comme acceptables et d’autres comme inacceptables. Un certain nombre « d’attributs » d’un risque susceptibles de moduler son acceptation ont été définis. Parmi ceux-ci se retrouvent :

Mais, si les grandes catastrophes telles les accidents nucléaires ou les collisions en chaîne en temps de brouillard frappent les esprits, ce n’est pas seulement à cause du nombre élevé de victimes. C’est aussi parce que la personne se sent, dans de telles circonstances, totalement impuissante. Elle n’a pas, comme dans le cas de la conduite de l’automobile, l’illusion d’avoir la maîtrise du risque.

Face aux risques actuels, l’inquiétude est de plus en plus partagée. Les risques ont-ils augmenté ou ont-ils changé?