Publié en mai 2011

Mis à jour en décembre 2014

Recommander des barrières de sécurité additionnelles dans le but de réduire les risques

Si le risque est jugé inacceptable ou du moins requiert une réduction additionnelle, des barrières de sécurité doivent être suggérées. Selon les résultats de l’analyse, les barrières recommandées peuvent permettre de réduire la probabilité d’occurrence (barrières de prévention) ou d’atténuer la gravité des conséquences (barrières de protection). La sous-section La gestion et le traitement des risques pose des balises quant aux principes à employer pour la réduction des risques.

L’objectif fondamental d’une politique de prévention, de préparation, d’intervention, de continuité et de rétablissement des activités consiste à éviter que des événements redoutés surviennent ou à en limiter les conséquences à des valeurs acceptables pour toutes les parties prenantes.

Cet objectif, qui peut être qualifié de stratégique, concerne toute l’organisation. Il doit s’appliquer aux processus mis en œuvre tant dans l’organisation que dans celle de ses sous-traitants. Une telle politique doit couvrir toutes les phases de développement et de mise en marché des produits et des services, de la conception à l’arrêt de production, sans oublier les étapes de fabrication, de modification, de distribution, de stockage et de mise au rebut. Cette politique se doit également d’intégrer l’entretien des installations, la formation du personnel, les organisations mises en place, l’ergonomie, etc.

Cette politique de prévention, de préparation, d’intervention et de rétablissement doit, pour être efficace, comporter :

En d’autres termes, il s’agit de concevoir et de mettre en place des barrières de sécurité de nature technologiques, procédurales, organisationnelles et humaines, puis de les faire connaître à l’ensemble des responsables opérationnels afin qu’elles soient suivies, entretenues et respectées.

Parallèlement, il est indispensable d’analyser et d’organiser les relations existant entre les sous-systèmes, et de souligner un facteur souvent ignoré ou délaissé : les échanges d’informations entre personnes, c’est-à-dire la communication qui peut être une source d’incompréhension, voire d’accidents graves.

L’organisation étant définie, les moyens techniques mis en place et les ressources humaines formées, il s’agit ensuite durant la phase d’exploitation, d’analyser tous les incidents et tous les signes précurseurs d’événements indésirables. Cette analyse est indispensable afin de bien comprendre les causes à l’origine des événements redoutés observés. Un préalable à cette analyse est la mise en place d’un retour d’expérience à caractère systémique en prenant en considérant le facteur humain.

Mais, au-delà des concepts développés et des méthodes utilisées, la maîtrise des risques nécessite, pour être véritablement efficace et opérationnelle, une prise de conscience individuelle et collective du rôle fondamental de chacun. La réduction des risques dans un contexte d’amélioration continue est un aspect primordial de la démarche. Comment baliser cette réduction des risques dans un contexte d’éthique et de ressources limitées? Un bon exemple de démarche est celui du Royaume-Uni, qui a mis en place un concept visant à assurer que les préjudices (que ce soit sur la personne, les biens ou l’environnement) soient maintenus à un niveau aussi bas que raisonnable et pratique « As Low As Reasonably Practicable » (ALARP), tel que présenté à la figure 10.

 

 

 

Figure 10 - Démarche « Aussi bas que raisonnable et pratique »