Publié en mai 2011
Dernière modification en août 2026
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L’arbre de panne est une représentation graphique structurée des conditions ou des facteurs pouvant mener à un événement indésirable, appelé événement de tête (ou événement redouté). Il permet d’identifier et d’analyser :
L’analyse par arbre de panne (AAP) est essentiellement une méthode d’analyse déductive, qui peut être utilisée de manière qualitative ou quantitative selon les objectifs de l’analyse et la disponibilité des données. ObjectifsL’AAP est utilisée, seule ou combinée à d’autres analyses, pour :
Applications de l'arbre de panneL’arbre de panne est particulièrement adapté à l’analyse de systèmes complexes constitués de plusieurs sous-systèmes dépendants ou interconnectés ou encore lorsque la conception du système implique la collaboration de nombreuses équipes de concepteurs spécialisés. Il est largement utilisé dans des domaines tels que les centrales nucléaires, l’aéronautique, les systèmes de communication et les procédés chimiques. Principes et ressources requisesLa construction de l’arbre de panne débute préférablement dès les premières phases de conception afin de mieux comprendre l’évolution des modes de panne. Les événements considérés ne se limitent pas aux pannes matérielles ou logicielles, mais incluent toute condition ou tout facteur pouvant contribuer à l'événement de tête. L'utilisation de l'arbre de panne repose sur les étapes suivantes :
Si une analyse quantitative est envisagée, définir la technique d’évaluation numérique, choisir les données et effectuer le calcul des caractéristiques de fiabilité La définition du système doit inclure :
Tous les événements susceptibles de contribuer à l’événement de tête doivent être rapportés sur l’arbre de panne, y compris ceux liés à l’environnement, aux erreurs humaines et aux défaillances logicielles, même s’ils ne sont pas explicitement prévus à la conception. Les événements analysés mais écartés sont documentés sans être reportés sur l’arbre. Si l’arbre révèle un problème dû à une panne existante, il est inclus et identifié comme tel afin d’analyser les effets et l’ordre de pannes multiples. L’arbre de panne est construit de manière déductive, à partir de l’événement de tête vers ses causes. Chaque événement peut être décomposé en événements intermédiaires jusqu’à atteindre :
Les relations logiques entre événements traduisent des défaillances fonctionnelles, matérielles ou des pertes de performance. La réalisation d’une AAP nécessite une connaissance détaillée du système (fonctionnement, plans, procédures d’exploitation et de maintenance) et une compréhension des modes de panne de ses composantes. L’analyste doit être familier avec la méthode d’analyse par mode de panne et avoir accès à une équipe d’experts. L’effort pour réaliser l’AAP est proportionnel à la complexité du système.
Avantages et inconvénients
Résultat de l'applicationL’AAP aboutit à une représentation détaillée de l’entité, comprenant :
Le rapport sur l’AAP comprend au moins les éléments suivants :
ProcédureL’AAP se déroule en 4 étapes qui peuvent légèrement varier en fonction du système étudié.
La portée doit préciser :
Une compréhension approfondie du système est essentielle. Pour les systèmes complexes, cette connaissance est généralement acquise par une équipe multidisciplinaire, afin d’intégrer les expertises pertinentes à l’analyse.
L’événement de tête constitue le point central de l’analyse. Il correspond généralement à une condition dangereuse ou à une défaillance du système. Il doit être défini de façon claire et, lorsque possible, en termes mesurables.
L’arbre est construit à l’aide de symboles normalisés (événements, portes logiques, liens, reports, etc.) pour représenter les relations entre causes et effets et selon les principes suivants :
Exemples de symboles couramment utilisés La construction, effectuée de façon systématique, est fondée sur 2 concepts clés : la cause immédiate et l’unité de base. Pour chaque événement, les causes immédiates, nécessaires et suffisantes menant à cet événement (et non les causes de base) sont identifiées et placées sous l’événement analysé. Le processus débute par l’événement de tête puis est répété en descendant dans l’arbre. L’analyse progresse ainsi de manière déductive en affinant les mécanismes et les modes de panne jusqu’au niveau souhaité. L’unité de base est un élément dont l’analyse n’est plus décomposée pour éviter une complexité inutile. Une unité est considérée de base si elle remplit les trois conditions suivantes :
Exemples d'une AAPContexte: Système constitué d’une ampoule fonctionnant sur batterie, dont la mise en action est commandée à l’aide d’un bouton-poussoir. L’événement de tête est la lampe qui ne s’allume pas.
RessourcesLIENS ET RÉFÉRENCES DE L'ORDRE
LIENS ET RÉFÉRENCES EXTERNES
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